La ploïdie est un critère variétal qui concerne exclusivement les ray-grass et le trèfle violet. Les variétés diploïdes et tétraploïdes ne sont pas forcément exploitées de la même manière.

Les plantes diploïdes

Chez les ray-grass, les plantes sont naturellement diploïdes, c’est-à-dire que les chromosomes vont par paire. En réalisant un traitement à la colchicine, molécule issue de la colchique des prés, la mitose est bloquée provoquant ainsi le doublement du nombre de chromosomes. La cellule passe alors de 2n à 4n chromosomes.

Diploïde à tétraploïde

Quelles conséquences ?

  • Les cellules sont plus grosses et plus riches en eau (environ = 2% d’eau)

C’est pourquoi les variétés tétraploïdes sont généralement à privilégier au pâturage. Mais pour une utilisation en ensilage, ce surplus d’eau dans la plante est moins problématique.

  • Les feuilles des plantes tétraploïdes sont plus larges et les tiges sont moins nombreuses

Cela rend les plantes tétraploïdes un peu moins tolérantes au pâturage.

Les plantes tétraploïdes sont généralement plus tolérantes aux différents accidents et aux maladies ; elles sont donc plus rustiques.

Quelle utilisation ?

Généralement, il est recommandé de choisir des variétés diploïdes pour la fauche et tétraploïdes pour le pâturage car ces dernières sont plus appétentes.

Pour le pâturage, il est possible d’envisager l’association de plantes diploïdes (tolérance au piétinement) et tétraploïdes (rusticité et appétence). Le bon compromis est d’avoir 50% de chaque type variétal dans la prairie et comme les semences de tétraploïdes sont plus lourdes, il conviendra d’en semer davantage pour viser cet objectif. Généralement, on mélangera 1/3 de diploïdes avec 2/3 de tétraploïdes pour un équilibre dans la prairie.

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