Le remplissage des grains de céréales peut se scinder en deux phases distinctes.

Durant la première phase, entre la floraison et le stade grains laiteux, les enveloppes du futur grain se forment et la taille maximale du grain est définie, déterminant ainsi le potentiel de Poids de Mille Grains (PMG) atteignable. Les températures chaudes durant cette phase sont très préjudiciables car elles conduisent à la formation de petits grains.

Pendant la seconde partie, de grains laiteux à grains pâteux, les grains se remplissent ; les réserves carbonées et azotées s’accumulent dans les grains. Au stade grains pâteux, le PMG est fixé. Les températures élevées ralentissent voire stoppent la photosynthèse qui permet cette accumulation : c’est le phénomène d’échaudage, fortement accentué par le cumul d’autres stress comme un stress hydrique par exemple. Si la pluviométrie est déficitaire, les jours échaudant sont encore plus pénalisants en sols superficiels qu’en sols profonds.

Arvalis a conduit des études qui ont mené à la conclusion suivante : l’optimal thermique de la phase de remplissage se situant autour de 14°C, chaque jour du remplissage où la température MAXIMALE atteind ou dépasse 25°C pénalise le PMG de 0.5 à 0.8 grammes.

Le PMG étant une composante qui combinée au nombre de grains/m2 constitue le rendement, il est aisé de calculer la perte de rendement engendrée.

Exemple : une parcelle de blé perd en moyenne 1,5 q/ha par jour pénalisant pour un nombre de grains établis de 20000 grains/m2.

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