Le Baby Food est le marché des ingrédients destinés à l’alimentation des enfants de moins de 2 ans. Le lait infantile reste la plus importante partie de ce marché. Mais la consommation de bouillies, petits pots et céréales solubles, réalisés entre autres à partir de farines de blé et de maïs, est en pleine croissance.

Limagrain Céréales Ingrédients, leader sur le marché du Baby Food

Grâce à ses 30 années d’expertise dans la filière maïs, Limagrain Céréales Ingrédients (LCI) est leader sur le marché du Baby Food. Avec plus de 2 000 tonnes de farine de maïs, soit 2,5 % de la quantité écrasée chaque année dans l’usine d’Ennezat (France), LCI répond à 70 % des besoins du marché européen du Baby Food et fournit cinq des six industriels qui se répartissent le marché. En filière blé, la présence de LCI sur le marché du Baby Food est beaucoup plus confidentielle, avec un client unique et environ 10 % de part de marché. Cela représente plus de 2 000 tonnes de farine de blé sur les 110 000 tonnes traitées par Limagrain Meunerie chaque année.

95 % des ventes de LCI sur le marché du Baby Food sont des farines natives destinées à la fabrication des bouillies. « LCI fait partie du nombre limité d’acteurs en maïserie capables de fournir une qualité infantile », explique Walter Lopez, Chef de Marché Nutrition. Mais la principale céréale utilisée en alimentation infantile est le blé, devant le riz puis le maïs. « Notre activité meunerie a donc de belles perspectives, malgré une concurrence intense ».

« LCI a également une place à prendre sur le marché des farines fonctionnelles », explique Carine Pothier, Responsable Commerciale Baby Food chez LCI. Les fabricants d’alimentation infantile utilisent de l’amidon de maïs modifié pour épaissir les petits pots et assiettes. Pour améliorer leur image, ils cherchent à le remplacer. « Les farines fonctionnelles de LCI pourraient s’y substituer après une adaptation des recettes car leurs propriétés ne sont pas tout à fait identiques ». À suivre donc…

« LCI répond à 70 % des besoins du marché européen du Baby Food »

Les farines de LCI destinées à l’alimentation infantile

LCI fournit le marché de l’alimentation infantile en 3 types de farines :

  • Les farines natives de maïs et de blé, issues du broyage des grains dans les moulins d’Auvergne (France) : Ennezat pour le maïs, Gerzat pour le blé. Après transformation, le fabricant les incorpore aux bouillies ajoutées dans les biberons. Elles représentent la majorité des ventes de LCI sur le marché du Baby Food.
  • Les farines fonctionnelles, produites sur le site d’Arques (France). Après un traitement hydro-thermique qui leur confère des propriétés proches de l’amidon modifié, elles sont utilisées pour épaissir les petits pots et assiettes pour bébés.
  • Les farines de céréales solubles à incorporer dans les boissons lactées pour les rendre plus riches. Issues du site d’Arques, elles sont en très fort développement chez LCI.

De lourds cahiers des charges à respecter

Cette présence sur le marché du Baby Food n’est pas sans conséquence. En l’espace de 24 mois, l’enfant connaît une évolution alimentaire conséquente. Cette période étant extrêmement sensible, l’Union Européenne a établi une réglementation stricte pour ces aliments, avec des exigences élevées en termes de mycotoxines2 et pesticides.

Les clients ont également leurs exigences. Pour la filière blé, « notre client impose un cahier des charges très strict et contraignant pour l’agriculteur, la coopérative et le moulin », explique Sylvie Ter-Heide, Responsable Qualité Limagrain Meunerie : variétés imposées (Apache ou Grain d’Or), éloignement des routes pour éviter les métaux lourds, pas de maïs au cours des deux années précédentes pour limiter les mycotoxines. Et la filière maïs n’est pas en reste, même si « le climat privilégié de Limagne et les nouvelles variétés LG permettent une lutte efficace contre les mycotoxines », explique Carine Pothier. La Coopérative et les agriculteurs producteurs sont audités régulièrement. Des analyses sont réalisées sur les produits, mais également sur les infrastructures, à chaque étape de la fabrication, de la plante à la farine. L’objectif : vérifier la teneur en mycotoxines, en métaux lourds et en pesticides. « Les analyses sont souvent complexes et sont réalisées par un laboratoire externe pour garantir l’impartialité des résultats », explique Sylvie Ter-Heide.

Maïs grain
Les farines fonctionnelles développées sur le site d’Arques (France) pourraient se substituer à l’amidon modifié pour épaissir les petits pots pour bébés

Une traçabilité sans faille

« Nous sommes conscients des difficultés engendrées par ces cahiers des charges », précise Sylvie Ter-Heide. « Mais ces contraintes tirent le marché vers le haut, nous remettent en question et nous permettent de nous améliorer… toujours plus ! ».

Surtout que LCI possède un avantage concurrentiel sur ce marché très exigeant du Baby Food : une traçabilité sans faille. « Nous maîtrisons tous les maillons de la chaîne, de la production au champ jusqu’à la transformation » poursuit Carine Pothier. « Nous pouvons ainsi retracer l’histoire d’une farine. Cela rassure nos clients ! ».

Le marché du baby food dans le monde

Par son dynamisme démographique et sa relation historique aux produits Baby Food, la France reste le 1er consommateur européen. Les sites de production se concentrent dans des pays comme l’Espagne et la Pologne, selon l’implantation des principaux acteurs (Danone, Nestlé, Hipp…). Les farines de LCI sont donc exportées vers ces pays avant de revenir incorporées dans les aliments de nos chérubins. Niveau export, la Chine est le marché le plus prometteur. « En général, les farines destinées au Baby Food y sont vendues en moyenne deux fois plus chères que pour les autres marchés » explique Walter Lopez, Chef de marché Nutrition. « Mais il y a de plus en plus de classes socio-professionnelles élevées prêtes à acheter des aliments très chers pour leur enfant, le plus souvent unique ».

En bref le baby food c’est :

  • 5 % du chiffre d’affaires de LCI
  • 57 millions de biberons épaissis chaque année grâce aux farines de LCI
  • 70 % de part de marché pour la farine de maïs en Europe
  • 10 % de part de marché pour la farine de blé en Europe

1. Nourriture pour bébés
2. Mycotoxines : toxines élaborées par des champignons microscopiques comme les moisissures. Elles peuvent se développer sur la plante au champ, en cours de stockage ou sur différents types d’aliments bruts ou transformés. Elles peuvent entraîner de graves intoxications.

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