La pratique de semis des orges de printemps en automne présente un intérêt majeur, elle permet en semant tôt :

  • D’atteindre la maturité plus précocement et d’éviter ainsi les sécheresses et échaudage de fin de cycle
  • D’exprimer pleinement la capacité de tallage et de profiter du cycle « entier » (non interrompu par un coup de chaud) et d’atteindre ainsi un rendement et une qualité maximale

Mais un semis trop précoce expose la culture à des épisodes de froid intense et présente un risque réel de destruction par le gel.

Choisir la date de semis

Pour une orge de printemps, le créneau de semis idéal se situe entre mi-février et mi-mars en Champagne-Ardenne : avant le 15 février, les orges sont exposées aux coups de froid de sortie d’hiver, tandis qu’après le 15 mars les risques d’échaudage au cours du remplissage des grains augmentent.

Mais dans de nombreuses régions aux hivers moins rigoureux, avancer la date de semis avant le 15 février peut s’avérer une technique rentable.

  • Semer tôt… sans se presser !

Le risque de destruction par le gel est important lors d’un semis d’orges de printemps à l’automne. En effet, l’espèce orge de printemps ne possède pas de résistance au froid.

S’agissant d’orge de printemps, vous pouvez semer sans limite de date concernant la vernalisation1. Donc « vous avez le temps » pour attendre de bonnes conditions de travail du sol, ce qui est en soi une bonne nouvelle.

Si vous êtes dans une région où les hivers sont plutôt cléments, vous pouvez semer dès le mois de novembre pour optimiser les bénéfices. Si au contraire vous êtes dans une région à risque d’hiver froid, vous pouvez décaler les semis aux mois de janvier-février.

  • Semer tard… mais pas trop !

L’idée n’est pas de revenir à des semis de printemps, mais bien de trouver le juste équilibre pour éviter le risque de destruction par le gel. Une date de semis trop tardive réduit la capacité de tallage et augmente les risques d’échaudage.

Particulièrement dans des situations de sols séchants et/ou de climat chaud en fin de cycle, la limite se raisonne par rapport au risque d’échaudage, si vous deviez repousser le semis au-delà d’une certaine date.

En règle générale, selon la région dans laquelle vous vous situez, il est nécessaire de bien évaluer le bénéfice (gain les années sèches ou chaudes) par rapport au risque encouru (destruction les années gélives), afin de déterminer la bonne période de semis.

Choisir la bonne variété

Une culture d’orge de printemps semée à l’automne est confrontée à de nouvelles contraintes : outre le froid, elle connaîtra une pression verse et maladies plus forte (notamment rhynchosporiose).

Rhynchosporiose

Ainsi, toutes les variétés d’orges de printemps ne sont pas adaptées à des semis d’automne. Privilégiez les variétés ayant une bonne résistance à la rhynchosporiose, une capacité de tallage élevée combinée à une bonne paille pour éviter la verse.

La variété OVERTURE testée depuis plusieurs années en semis de novembre dans le Cher est particulièrement bien adaptée et donne de très bons résultats.

Retrouvez toutes les informations sur les variétés du marché dans notre Guide des Semences.

1 vernalisation = besoin en températures froides concernant les céréales d’hiver pour pouvoir monter à épis

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