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Reprise de végétation en sortie d’hiver : alternativité, photosensibilité, précocité ; ces trois caractéristiques commandent la croissance des variétés de céréales à paille semées en automne.

Stade « épi 1 cm »

Pour chaque variété, le stade « épi 1 cm » ou montaison est difficile à déterminer car il nécessite de prélever et disséquer des plantes. Ce stade témoigne de la reprise de végétation après l’hiver et est influencé de manière complexe par les températures et la durée du jour.

L’épi devient plus sensible au froid dès lors qu’il a commencé à monter. Les deux freins (vernalisation et longueur du jour) permettent que les stades sensibles n’arrivent que lorsque les températures commencent à se radoucir. Même lorsque ces deux freins sont levés, on observe encore des différences entre variétés, c’est la notion de « précocité intrinsèque ». Dans les régions à risque de gel au printemps, privilégiez des variétés tardives au stade « épi 1 cm », ou retardez la date de semis.

Les besoins en froid ou en vernalisation : L’ALTERNATIVITE

Les blés de type hiver ont besoin de 5 à 7 semaines de froid pour pouvoir faire des épis et initier des grains. Les blés vernalisent entre 3 et 10°C. C’est pourquoi dans nos régions d’Europe du Nord, en semant jusqu’à fin novembre, la plupart des blés voient leurs besoins en froid satisfaits : l’alternativité n’est pas à prendre en compte.

Au-delà de la mi-décembre, il faut tenir compte de l’alternativité. En particulier dans les régions à climat doux du Sud et du Centre-Ouest de la France, où les risques de non-vernalisation sont plus importants. En revanche, les régions à climat frais de la bordure maritime Nord sont un cas particulier où l’on peut semer assez tard.

Vernalisation

A savoir : Le blé dur est une espèce de printemps, toutes les variétés du marché français sont de type alternatif à printemps, sans besoins de vernalisation.

La sensibilité à la durée du jour : la PHOTOSENSIBILITE

La température n’est pas le seul paramètre de la croissance, il faut tenir compte de la durée du jour qui détermine le repos végétatif. La photosensibilité peut empêcher que l’épi atteigne le stade 1cm bien qu’il soit vernalisé, car le développement du blé est freiné quand les journées sont courtes, de manière plus ou moins forte selon les variétés.

  • Les variétés photosensibles

Ces variétés sont au repos en jours courts, et « attendent » que les jours rallongent pour déclencher leur montaison, c’est le cas de LEAR, ISTABRAQ… Mais aussi d’AIGLE et APACHE, à un degré moindre mais suffisamment marqué pour un précoce.

  • Les variétés thermosensibles

Elles n’ont pas ce contrôle, pour celles-ci ce sont les sommes de températures qui commandent leur développement. Par exemple, AUBUSSON et CEZANNE sont des cas connus en précoces, ALTIGO ou ARMADA sont aussi typés « thermosensibles ». En cas d’hiver plus doux que la normale, le stade « épi 1 cm » de ces variétés sera atteint plus tôt.

Photosensibilité

La PRECOCITE de végétation, une notion intuitive

A température égale, chaque variété croît plus ou moins vite. A la fin de l’hiver, un blé à végétation précoce sera au stade « reprise de végétation » avant une autre variété tardive.

A noter : la précocité ne joue pas si les autres « freins » que sont la vernalisation et la photopériode ne sont pas levés.

Téléchargez ci-dessous les tableaux de classement des variétés selon leur rythme de développement :

Voir également nos conseils de dates de semis en fonction du rythme de développement des variétés.

Enfin, retrouvez toutes les informations sur les variétés du marché dans notre Guide des Semences.

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