Afin d’exprimer tout le potentiel des variétés, la fertilisation doit tenir compte de multiples facteurs. Quelques conseils pour concilier au mieux performance et respect de l’environnement.

La fertilisation phospho-potassique

Ajustement d’une fumure de fond P et K :

  • Bien connaître la fertilité de la parcelle par l’analyse du sol permettra de révéler le niveau des réserves ou les carences.
    Maïs fourrage
    Source : BDAT – GISSOL
  • Bien entretenir ce réservoir du sol par des apports réguliers et raisonnés est important car la culture n’utilise qu’une part des engrais P et K apportés l’année même. Le phosphore est un élément très peu mobile dans le sol (1mm/an). Responsable de la croissance racinaire, il doit se situer à proximité de celles-ci pour être assimilé.
  • Faire attention aux impasses en sol pauvre, les effets négatifs se feront sentir les années suivantes.

En fertilisation, il ne faut pas confondre exigences et besoins !

Les besoins du maïs selon le mode d’utilisation

La potasse est absorbée en grande partie par les tiges et les feuilles, les besoins sont donc élevés entre le stade 6/8 feuilles et la floraison femelle. En grain, les cannes sont enfouies après la récolte, l’essentiel de la potasse va donc revenir au sol. Le maïs fourrage exporte quatre fois plus de potassium que le maïs grain.

L’absorption du phosphore est assez constante tout au long du cycle. Pour le maïs grain, les exportations sont modérées. En maïs fourrage, l’exportation est totale mais une restitution importante de ces éléments se fera sous forme d’engrais organiques.

Une carence en phosphore peut induire à des carences sur d’autres éléments tels que l’azote donc une potentielle baisse de la MAT.

Maïs fourrage
Source : UNIFA

Les apports en P et K se feront de préférence juste avant les dernières préparations superficielles.

Cliquez ici pour lire la suite de cet article.

LG vous conseille aussi