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La consommation de semences fourragères en France – qui varie de 17 000 à 30 000 tonnes selon les années – a bien évolué depuis 10 ans (tableau 1).
Les ray-grass sont toujours les plus cultivés mais le RGI se développe au détriment du RGA ; ce qui correspond à un recul certain de la pratique du pâturage au profit de la constitution de stocks de conservation (soit d’herbe, soit de maïs).
On assiste également à la forte progression de la fétuque élevée. Son développement a été permis par les efforts de sélection réalisés sur cette espèce pour obtenir des variétés de grandes qualités agronomiques et alimentaires. Le trèfle incarnat s’est développé en association avec le RGI comme interculture productive. Ces espèces constituent la base des prairies temporaires. Elles ont fait longuement leurs preuves et continuent à faire l’objet d’intenses efforts de recherche du moins pour les huit premières du tableau 1.
Si les contraintes du sol sont en partie aménageables, au prix d’efforts considérables (drainage, irrigation, chaulage) trop rarement valorisés par les productions animales, les contraintes thermiques imposées par le climat sont encore plus difficiles à contrôler.
C’est pourquoi il est rationnel de s’en tenir aux caractéristiques de tolérances propres à chaque espèce. Le tableau 2 permet d’évaluer la pertinence de l’utilisation des espèces en fonction des caractéristiques particulières du climat et du sol de la parcelle. Ainsi, pour faire face aux fortes chaleurs estivales en sols séchants, on s’intéressera particulièrement :
Le tableau ci-dessous permet également de repérer que le RGA est assez tolérant aux stress ; il est toujours mieux classé que le RGI. Ces qualités lui confèrent une meilleure pérennité, comme l’indique son nom latin (Lolium perenne). Le RGI donnera le meilleur de lui-même dans les parcelles sans contraintes. Quant aux festuloliums, leurs tolérances sont globalement intermédiaires entre celles des ray-grass et des fétuques.