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Fabien Billault
Ingénieur des Ventes Récolte John Deere
La réponse dépend bien sûr du type de matériel qu’ils vont acheter, s’il s’agit d’une faucheuse- conditionneuse-andaineuse, d’une ensileuse ou d’une presse. De façon générale, les éleveurs vont chercher à optimiser la qualité de la fauche et du conditionne- ment. Ils vont également tenir compte de la largeur de travail (2,40 à 8,80 m), de la fiabilité et de la robustesse du matériel. Le fait que les machines soient portées ou trainées influencera aussi leur choix.
Si les matériels sont mal adaptés ou mal réglés, l’éleveur risque non
seulement de perdre une part importante du potentiel de rendement mais aussi de compromettre la qualité de ses fourrages. La date de la récolte, et surtout les conditions météorologiques dans les jours qui vont suivre la coupe, sont bien sûr primordiales.
L’objectif sera d’obtenir un tapis végétal très régulier après la coupe pour que l’herbe sèche rapidement et de façon homogène, mais aussi pour qu’elle repousse ensuite correctement. Il faudra également veiller à ne pas couper trop près du sol pour éviter la présence de terre dans les andains, qui empêcherait une bonne conservation du fourrage. L’ AOC Roquefort par exemple exige une coupe au minimum à 7 cm. Les réglages de la hauteur de coupe et de l’angle de coupe, à l’aide de la manivelle de réglage seront donc essentiels pour garantir la qualité du fourrage.
Le lamier de coupe doit être très fin afin de disposer d’un angle de piquage le plus faible possible et d’obtenir un tapis d’herbe qui ne fasse pas de vagues. Nous avons pour cela remplacé dans nos nouveaux modèles de faucheuses- conditionneuses, l’acier par de la fonte nodulaire. Ce nouveau matériau permet de réduire l’épaisseur du lamier ainsi que l’angle de piquage. Sur certains de nos modèles (série 500), la manivelle de réglage de la hauteur de coupe a été remplacée par un vérin hydraulique que le chauffeur peut actionner depuis la cabine. Ce dispositif est très utile dans les parcelles en pente, en cas de verse, en présence de pierres.
Le conditionnement est une étape essentielle pour réduire le temps de séchage du foin par exemple. Il a pour objectif d’enlever la cuticule qui enveloppe la tige des graminées pour permettre aux stomates de s’ouvrir et de laisser s’évaporer l’eau très facilement.
Certaines machines cassent tout simplement les brins d’herbe, ce qui permet à l’eau de s’écouler, mais aussi d’entraîner avec elle les éléments nutritifs. Nous avons toujours veillé chez John Deere, à ne pas casser les brins d’herbe pour éviter les pertes en éléments nutritifs. Le dispositif sans contre-peignes mis en place sur nos machines, permet à la cuticule de disparaître par friction des brins entre eux, sans les casser.
Sans aucun doute. Les différentes méthodes d’andainage par exemple, joueront, selon le mode de conservation de l’herbe
et la climatologie de l’année, sur la rapidité de séchage. Le choix d’un type de conditionneur et d’un système d’andainage bien adaptés peut faire gagner une bonne journée très précieuse en récolte de fourrage. Autre exemple, les presses à balles rondes à chambre fixe seront mieux adaptées au pressage du foin et à l’enrubannage. Alors que les modèles à chambre variable seront plus polyvalents lorsque l’éleveur presse aussi de la paille.
Nous sommes allés jusqu’au bout de l’automatisation. Jusqu’à présent, le chauffeur avait accès sur une console, à la mesure en continu du taux de MS de l’ensi- lage, et pouvait modifier depuis la cabine, la longueur de coupe. Désormais, grâce au système AutoLOC que nous venons de lancer, le réglage de la coupe est complètement automatique, le chauffeur n’a plus à intervenir.