Quand semer ?
Au printemps, on attendra d’avoir
passé le risque de derniers gels.
On évitera aussi les semis trop
tardifs dans les zones à risque
de sécheresse précoce. À l’automne, on calera la date
du dernier semis en fonction
de la vitesse d’installation
et des premiers risques de gels.
Pour passer le gel sans dégât,
il faut que les prairies soient
au stade 4-5 feuilles (graminées),
ou 2-3 feuilles trifoliées (légumineuses).
Essayer de semer le
plus tôt possible dès les premières
pluies après la récolte du précédent.
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AVANTAGES |
INCONVÉNIENTS |
| Semis de printemps |
• Terre facile à reprendre
de printemps après labour d’hiver
• Installation facilitée (saison de la pousse) |
• Risque gel tardif /sécheresse précoce
• Risque de salissement (tout pousse…)
• Décalage de la production pour
les pérennes
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| Semis d’automne |
• Prairie productive dès
le printemps suivant
• Salissement mieux maîtrisé
• Sol couvert en hiver
|
• Risque de travail du sol difficile
• Risque de sécheresse à l’implantation
• Risque de gel précoce |
À quelle densité ?
DOSES DE SEMIS POUR ESPÈCES PURES
EN KG/HA
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RGI, RGH ou RGA diploïde
RGI, RGH ou RGA tétraploïde
LOFA,MATRIX, PERUN
Dactyle
Fétuque élevée
Brome
Luzerne
Sorgho fourrager
Colza fourrager |
25
30
25
25
25
40
20-25
25-35
10
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DOSES DE SEMIS POUR QUELQUES
MÉLANGES EN KG/HA
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Dactyle/RGA/MATRIX
+ Trèfle blanc
RGI/RGH/LOFA/PERUN
+ Trèfle violet
Dactyle
+ Luzerne
Brome 35
+ Luzerne |
25
2-3
15-20
10
10
5
35
10 |
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La bonne densité du semis
est garante d’un rendement
optimal, d’un salissement
mieux maîtrisé et d’une
pérennité sauvegardée.
Dans le cas des associations
ou des mélanges, bien homogénéiser
les semences avant de
vider le sac dans le semoir
et ne pas trop charger celui-ci
(maximum 30 kg), afin
de limiter tout risque d’une
mauvaise répartition des
constituants dans la parcelle.
Dans la pratique, les semis
directs sont à réaliser avec
des densités plus fortes
que les semis traditionnels.
Désherbage
?
Réussir une prairie passe par la
maîtrise des mauvaises herbes.
La lutte se raisonne sur
la rotation, car il est plus facile
d’agir dans les cultures
précédentes. Le semis ne peut
s’envisager qu’en sol propre
sans adventices parce que la
lutte contre les mauvaises herbes
sera toujours plus difficile après
l’implantation.
Avant le semis, la technique
du faux semis permet de réduire
fortement le stock des graines
adventices. On peut utiliser un
herbicide total, mais il faut
attendre 2 à 3 semaines avant
le semis (y compris dans le cadre
de la réinstallation d’une prairie).
En post-levée, selon l’espèce
implantée et les mauvaises
herbes présentes, on respectera
la liste des matières actives
autorisées et leurs stades
d’application. Alors que des
solutions existent pour détruire
les dicotylédones dans des
graminées installées en pures,
elles sont beaucoup moins
nombreuses pour les légumineuses
en pures ou en associations.