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Orobanche
Problématique
Un parasite qui se développe
L’orobanche, Orobanche cumana, est une plante parasite des racines du tournesol.
Originaire du bassin méditerranéen, elle cause d’importants dégâts dans les pays producteurs depuis environ 50 ans (Espagne, Turquie, bassin de la Mer Noire).
L’Orobanche cumana a été observée en Russie dès le début du XXème siècle et en Espagne à partir de 1958.
La France était « épargnée » jusqu’en 2008. Depuis, sa présence a été identifiée dans plusieurs régions avec des foyers détectés en Vendée, Poitou-Charentes, Tarn-et-Garonne et Haute Garonne.
Certaines espèces d’orobanche sont devenues des adventices parasites de grandes cultures, telles que O. cumana sur tournesol, O. ramosa sur colza, tabac, chanvre et tomate, et O. cernoa sur fève et pois.
Cartographie des principales zones de culture de tournesol infestées par l’orobanche
Résistance génétique du tournesol
Les débuts des travaux de sélection pour la résistance ont commencé dès 1912 en URSS avec les premières lignées résistantes découvertes en 1916. Mais la résistance a été contournée dès 1925.
Il y a une véritable course de vitesse entre les sélectionneurs et l’orobanche.
La résistance génétique est donc a priori une méthode très efficace selon les populations d’orobanche présentes sur le territoire.
Coupler l’utilisation d’herbicides sélectifs à l’utilisation de génétiques adaptées
- Existant : variétés Clearfield®/Express Sun tolérantes aux herbicides inhibiteurs des ALS (Imidazolinones / Sulfonylurées)
- A priori, moyen de lutte très utilisé et efficace en Turquie et en Espagne, mais des populations d’orobanche résistantes aux herbicides ont déjà été observées
- Essais réalisés au CETIOM en 2010 (Vendée) à poursuivre en 2011 pour acquérir des références (efficacités, doses et dates d’application optimales)
Endiguer au plus vite le développement du parasite
Compte tenu de sa très forte nuisibilité et de sa très grande capacité de dissémination, il est impératif de :
- Si quelques orobanches sont repérées, les arracher, les placer dans un sac plastique et les sortir du champ délicatement afin de polluer a minima la parcelle
- Récolter en dernier les parcelles (voire même les secteurs de la parcelle) où l’orobanche a été repérée, en coupant le broyeur de la moissonneuse
- Enfouir dès que possible les cannes infestées
après la récolte. Eviter le broyage qui dégage beaucoup de poussière et accroît la dissémination
- Nettoyer soigneusement le matériel après usage. Les graines d’orobanche sont en effet susceptibles de se disséminer d’une parcelle à l’autre par cette voie