Passé le stade pâteux, la sécheresse n’aura pas d’effet sur le Poids de Mille Grains (PMG). Le PMG s’établie entre la floraison et le stade pâteux. En fonction de l’arrivée des stress, les conséquences sur le grain ne seront pas les mêmes.

Sécheresse entre la floraison et le stade grains laiteux

A ce stade, les enveloppes du futur grain se forment et la taille maximale du grain est définie : le PMG potentiel est alors fixé. Les températures chaudes durant cette phase sont très préjudiciables car elles conduisent à la formation de petits grains.

Sécheresse entre le stade grains laiteux et pâteux

Pendant cette période, les grains se remplissent : les réserves carbonées et azotées s’accumulent dans les grains. Le stress thermique ralentit voire stoppe la photosynthèse : c’est le phénomène d’échaudage, fortement accentué par le cumul d’autres stress comme un stress hydrique par exemple. Si la pluviométrie est déficitaire, les jours échaudants sont encore plus pénalisants en sols superficiels qu’en sols profonds.

Il est possible de quantifier la perte de rendement encourue pendant cette phase : chaque jour où la température MAXIMALE atteint ou dépasse 25°C pénalise le PMG de 0.5 à 0.8 grammes.

Par exemple : une parcelle de blé perd en moyenne 1,5 q/ha par jour échaudant pour un nombre de grains établis de 20000 grains/m².

Quelle attitude avoir face à ces stress de fin de cycle ?

Dans les situations où les sécheresses à finition sont courantes, il est judicieux de choisir des variétés précoces avec des composantes de rendement axées sur le PMG : une variété précoce à gros grain pourra échapper aux stress hydriques et thermiques de fin de cycle. Ce qui est encore plus vrai sur des sols superficiels type argilo-calcaire. Il est possible de cultiver des variétés comme ARMADA, ASCOTT, ARKEOS, ALHAMBRA ou ALTAMIRA.

Retrouvez les cotations de PMG de l’ensemble des variétés du marché dans notre Guide des Semences.

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