Robert Salis, agriculteur dans le Cantal, partage son expérience pour composer une ration alimentaire protéinée notamment via l'exploitation de compositions prairiales de moyenne durée.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre exploitation ?

Je suis associé en GAEC avec mon frère et deux autres personnes sur une exploitation laitière située à Roannes-Saint-Mary (15). Nous sommes à 750 mètres d’altitude et disposons d’une SAU de 150 ha dont 35 ha de maïs, 15 ha de blé, 8 ha de luzerne et le reste en prairies avec une majorité de compositions prairiales. Le troupeau de 140 vaches laitières est majoritairement composé de Prim’Holstein mais il y a également des Montbéliardes et quelques Brunes. Avec des vêlages toute l’année, il y a un roulement d’environ 60 animaux en permanence à la stabulation.

Nous sommes équipés d’une salle de traite rotative qui nous permet de traire les 120 vaches dans de bonnes conditions pour atteindre notre quota de 1,1 million de litres.

Comment constituez-vous votre ration ?

Elle est composée de 2/3 de maïs, 1/3 d’herbe, 2 kg de foin et de concentrés. Avec une part importante de maïs, nous attendons de nos fourragères une forte contribution en protéines pour équilibrer au mieux la ration avant d’y intégrer les concentrés. C’est pour cette raison que nous cultivons la luzerne en ensilage et en foin car elle permet de concentrer la ration tout en apportant des fibres qui favorisent la rumination et limitent les risques d’acidose. Depuis deux ans, nous avons décidé d’intégrer en plus de la luzerne, un fourrage riche en protéines et qui permettrait également de contribuer à l’apport d’énergie et de favoriser la rumination.

 « Nous attendons de nos fourragères une forte contribution en protéines »

Comment s’est orienté votre choix ?

Nous souhaitions une prairie d’une pérennité de 3 ans qui s’intègre dans notre rotation avec la possibilité d’une exploitation mixte. Notre objectif était de pouvoir réaliser de l’ensilage en première coupe et ensuite du foin de qualité mais en laissant la possibilité de pouvoir pâturer en fin d’été et en automne. À notre altitude, il est primordial que la prairie s’implante rapidement de manière à ce que les plantes soient suffisamment développées avant les premiers froids précoces. Face à ces objectifs et à celui de récolter des protéines, notre distributeur nous a conseillé la composition SILODOR.

Et après 2 ans d’utilisation, que pensez-vous de SILODOR ?

À l’issue de la première année, nous étions tout à fait satisfaits puisque le rendement de SILODOR est important et ça pousse tout le temps. L’été dernier, nous avons donc semé à nouveau cette composition dans d’autres parcelles. L’objectif majeur pour nous est atteint puisque le fourrage est très riche en protéines et en fibres. La présence de légumineuses et l’apport de  lisier nous permettent d’avoir une prairie autonome en azote ce qui constitue une économie non négligeable.

« Le rendement de SILODOR est important et ça pousse tout le temps »

Quelle est votre méthode de conduite de SILODOR ?

Nous  semons  en  fin  d’été,  derrière  des  céréales  à  la  dose de 30  kg/ha,  mais  toujours  après avoir effectué un faux semis. L’implantation est capitale pour avoir une prairie qui démarre tôt avant l’hiver. Pour le semis de l’an dernier, l’automne relativement clément a favorisé le développement des graminées face au trèfle violet mais cela nous a permis de faire pâturer les animaux. À la sortie de l’hiver, nous apportons 20 unités d’azote soufré à 200°C jour pour réveiller les graminées, puis nous effectuons un ensilage en première coupe aux alentours du 10 mai. Nous laissons sécher le fourrage 48 heures en andain avant la confection du silo et pour activer les fermentations, une couche de RGI pure est ajoutée sur le dessus du  silo.

Vers le 20 juin, la récolte en foin est privilégiée en veillant à faner tôt le matin ou le soir et en avançant doucement pour préserver au mieux les feuilles de trèfle. En règle générale, une autre coupe de foin est réalisée l’été. À l’automne, nous récoltons en enrubannage et terminons l’année avec le pâturage. De cette manière,  nous valorisons au mieux la prairie et les nombreuses récoltes nous permettent d'obtenir du fourrage à un stade optimal d’un point de vue qualité.

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