La solution la plus simple pour valoriser un fourrage d’exception.

A l’heure où les élevages tendent vers la diversité des cultures pour limiter les risques dus aux aléas climatiques, pour en améliorer l’efficacité économique ou pour diversifier les ressources alimentaires, la betterave fourragère s’immisce petit à petit dans les esprits tout en répondant à des exigences règlementaires. Cultivée sur près de 70 000 ha dans l’hexagone dans les années 80, les surfaces se sont stabilisées à 13 000 ha en 2005 et connaissent depuis 5 ans un regain d’intérêt certain en France.

Si ses qualités alimentaires sont connues et reconnues de tous les éleveurs et nutritionnistes, la betterave fourragère est pourtant absente dans les zones où le matériel de récolte n’est pas disponible. C’est souvent un élément déterminant pour le développement de la culture. Pourtant, il y a 40 ans, on la cultivait presque partout en France.

Le pâturage, y avez-vous pensé ?

Pour profiter de ce fourrage aux multiples vertus, le pâturage revient en force. Il n’aura fallu que 5 ans en Nouvelle Zélande pour passer de quelques parcelles pâturées à 60 000 ha aujourd’hui. Pâturer les betteraves c’est s’assurer de nourrir ses animaux avec un fourrage hautement qualitatif et de manière très économique. Rappelons que la culture permet de produire environ 20 000 UFL/ha et que la récolte mécanisée représente souvent la charge la plus importante. Qu’il s’agisse de vaches laitières, allaitantes, brebis ou chevaux, cette technique fonctionne parfaitement bien. Les vaches arrachent les betteraves par les feuilles et consomme l’intégralité de la plante alors que les brebis vont plutôt consommer la racine sur place, il faut dans ce cas accepter 15% de perte environ. Dans tous les cas, il n’y a aucun risque de butyrique car la betterave est un fourrage frais et non conservé.


Une pratique à (re)découvrir, les clés de la réussite :


  • Choisir une variété récente peu riche en MS qui permettra de cumuler un haut rendement et une consommation facilitée par des racines à moitié hors terre. Les variétés plus riches en MS, non adaptées au pâturage, sont plus enterrées et également beaucoup plus dures à consommer.

  • Choisir une parcelle dont le sol est portant et à proximité des bâtiments.

  • Semer dès que le sol est réchauffé et si possible avant le 20 avril pour assurer un bon développement dès l’été.

  • Possibilité de commencer le pâturage à partir d’août. Cela permet d’apporter un fourrage énergétique frais à une période ou la disponibilité en fourrage est plus rare. Il est possible de commencer le pâturage bien plus tard quand le rendement sera supérieur. Selon la portance du sol et la localisation, il est possible de faire pâturer jusqu’en décembre.

  • Faire pâturer au fil en avançant quotidiennement de deux rangs de betteraves sur un front d’attaque de 3 mètres de large par vache et par jour.

  • Les premiers jours, arracher à la main quelques racines et les donner aux animaux dans la parcelle pour les habituer.

  • Limiter le temps de présence à 2 heures de pâturage par jour environ.

Vache pâturage betterave

Dynamiser la ration et la qualité des produits finis 

En lait comme en viande, les atouts sont nombreux : augmentation de la production laitière, augmentation des taux, viande moins grasse et plus ferme, animaux en meilleure santé, etc. La betterave fourragère est un véritable Alicament !

La betterave est riche en énergie (1.15 UFL minimum), il faut donc limiter son apport dans les rations :

  • Vaches laitières = 3 kg de MS / jour
  • Vaches allaitantes = 4 à 6 kg MS / jour
  • Brebis = 0.6 à 1 kg MS / jour
  • Chèvres en lactation = 0.6 à 0.7 kg MS / jour

Il suffit d’assurer une bonne transition lors de l’introduction dans la ration (intégrer 1 kg de MS supplémentaire / semaine jusqu’à obtenir la ration de croisière).

 LG RIALTO la betterave préférée au pâturage 

Inscrite en 2008, LG RIALTO est une variété moyennement riche en MS (15,5% en moyenne) ce qui garantit une consommation facile par les animaux du fait de la racine hors terre à 50% et de sa chair plus tendre que les variétés riches.

Les variétés à pâturer sont souvent très anciennes (années 70 ou 80) mais ces types très fourragers ont un rendement plus faible et les racines sont très irrégulières. Cela augmente la perte et ne facilite pas les opérations culturales comme le désherbage ou le binage. LG RIALTO est une variété moderne et très régulière dans son port.

LG RIALTO est également la seule variété de cette catégorie à être tolérante au rhizoctone brun qui est de plus en plus fréquent dans les parcelles de maïs. Elle est donc parfaitement adaptée aux zones ou le maïs est cultivé. Ses feuilles particulièrement saines, favorise l’appétence par les animaux et contribuent à améliorer le rendement par une activité photosynthétique supérieure à des variétés plus sensibles.

Bouton découvrez LG RIALTO

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