La JNO touche principalement les orges. Le virus est de plus en plus courant depuis l'arrêt de l'imidaclopride. Plutôt que de lutter contre les pucerons vecteurs du virus, la tolérance variétale est un moyen efficace qui permet à la plante de se défendre contre le virus.

La JNO qu'est-ce que c'est ?

La Jaunisse Nanisante de l’Orge (JNO) est un virus transmis par les pucerons à l’automne qui peut vous faire perdre jusqu'à 40 q/ha. Plusieurs races de pucerons peuvent véhiculer le virus mais Rhopalosiphum padi est la principale. Les contaminations les plus préjudiciables sont entre la levée et le stade 3 feuilles, mais les dégâts se constatent plus tard en sortie d'hiver une fois que la végétation redémarre. Pour les orges semées au printemps, 2020 a montré que les pucerons pouvaient aussi véhiculer le virus.

L'orge fait partie des espèces les plus sensibles, le blé et le triticale sont moins touchés.

Quels sont les symptômes de la JNO ? 

Au niveau de la parcelle, la JNO se concentre souvent sur de petits foyers. La culture a un aspect moutonné. Les plantes touchées peuvent avoir des hauteurs plus faibles avec un jaunissement ou un rougissement des extrémités des feuilles. Une forte attaque de JNO peut engendrer une disparition de pieds.

Les jaunissements des parcelles peuvent venir d’autres sources biologiques ou chimiques. En cas de doutes, une analyse virologique peut être réalisée sur des feuilles atteintes non desséchées.

Comment lutter contre la JNO ?    

La tolérance variétale

Le choix d’une orge tolérante à la JNO est maintenant possible. Son efficacité couvre les phases de sensibilité de la plante, à savoir de la levée à fin tallage. Les pucerons présents sur la parcelle peuvent piquer la plante et transmettre le virus mais la plante mettra en place ses défenses pour lutter contre le virus. Ainsi, la tolérance variétale est un moyen de lutte efficace, économique, simple d’utilisation et respectueux de l’environnement

Arvalis-Institut du Végétal a démontré l'efficacité des orges tolérante JNO face au virus : une variété sensible perd jusqu’à 94 % de son rendement alors que le potentiel de la variété tolérante JNO n’est réduit que de 10 %.

Productivité des variétés tolérantes ou sensibles JNO en cas de pression du virus :

Tolerance JNO orge rendement

Aujourd'hui, LG développe son offre de variétés tolérantes JNO en escourgeon avec LG ZEBRA et en orge 2 rangs avec LG CAIMAN.

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Les mesures agronomiques

D’autres moyens tentent de limiter la population de virus : la destruction des repousses de céréales et surtout le décalage de la date de semis. En retardant le semis, la phase de sensibilité de la culture coïncide moins avec le pic d’activité du puceron.

L'association "tolérance génétique" et "retard de la date de semis" est le plus efficace pour lutter contre la JNO.

La lutte chimique

Depuis l'arrêt de l’imidaclopride en traitement de semences, les solutions chimiques se concentrent sur les interventions en végétation qui luttent directement contre les pucerons. Ils agissent par contact et ne protègent pas les nouvelles feuilles formées. La persistance d’action de la plupart des insecticides autorisés est de l’ordre de 3 semaines maximum. Il sera donc nécessaire de renouveler le traitement en cas d’une présence prolongée de pucerons. L’observation régulière de la parcelle, avec un dénombrement des pucerons, doit se réaliser dès la levée de la culture : l’insecte est plus facilement visible par beau temps et se trouve sur les feuilles vers midi.

La réussite de la lutte chimique repose sur le positionnement de l'intervention et le nombre de passages. Les conditions climatiques à l'automne et la longue période de présence des pucerons rendent cette lutte aléatoire. 

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