À la tête d’un élevage de 70 vaches laitières à proximité de Rennes, Christophe et Patrick ont toujours veillé à garantir une bonne transition alimentaire avec les nouveaux maïs. Ils partagent leur expérience pour bien valoriser le maïs.

EARL Barbier témoignage d'agriculteur

Interview de Christophe et Patrick Barbier l’EARL Barbier à Melesse (35)

Quelle gestion avez-vous de vos stocks de maïs ?

Avant, nous reprenions le maïs de l’année passée pour faire un petit silo taupinière afin de laisser le nouveau maïs se stabiliser et fermenter dans de bonnes conditions. Nous avions deux silos (9 m x 25 m chacun) côte à côte avec des murs d’ 1,7 mètre qui étaient remplis en même temps. Nous montions tellement haut les silos qu’à la fin les deux silos n’en faisaient qu’un et nous étions obligés de gérer des pertes importantes.

Désormais nous avons réalisé un nouveau silo (13 m x 40 x 3 m de haut) et ainsi nous n’avons plus besoin de déplacer le maïs. Nous gardons un des deux ancien silo en stock de report (6 ha), ce qui nous permet d’avoir environ deux mois d’alimentation avant de commencer le nouveau maïs.

Comment organisez-vous votre chantier d’ensilage ?

Nous ensilons 34 ha de maïs en une journée avec deux tasseurs sur le silo. Au niveau de l’ensileuse, l’éclateur est serré au maximum pour pulvériser les grains et la taille de coupe est différente entre les deux silos. Nous reprenons le maïs avec une mélangeuse à fraise et pour garder une bonne fibrosité du maïs, l’objectif de taille de coupe est de 19/20 mm pour le silo repris en premier et plutôt 22/23 mm pour le dernier de transition.

Nous avons constaté qu’avec le temps de conservation, le maïs "se défibre" plus facilement c’est pour cela qu’il est coupé plus long.

 « Nous pouvons plus sereinement faire la transition entre l’ancien et le nouveau maïs. »

 Quels avantages voyez-vous à cette organisation ?

 Avant tout, cela nous donne une marge de sécurité même si nous avons assez peu d’accident sur la culture du maïs. Une année où les rendements sont plus faibles, nous avons de quoi répondre sans s’exposer à des achats extérieurs.

Enfin, nous évitons ainsi d’avoir des saccades dans la ration et nous pouvons plus sereinement faire la transition entre l’ancien et le nouveau maïs. Côté gestion, la mise en place occasionne une augmentation du coût de stock mais ensuite c’est un roulement.

Pour aller plus loin, consultez également notre dossier "Bien conserver son silo : 3 étapes primordiales à la fermeture".

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