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Chaque année, plus de 2 millions de tonnes de triticale, 450 000 tonnes d’avoine et 125 000 tonnes de seigle sont produites en France. Découvrez comment sont utilisées ces céréales.

Les principaux débouchés des céréales secondaires

La France produit plus de céréales qu’elle n’en consomme et se situe parmi les principaux pays exportateurs.

En utilisation intérieure, comme à l’export, les 2 grands débouchés sont l’alimentation animale (fabrication d’aliments en usine ou autoconsommation à la ferme) et l’alimentation humaine (après transformation, en interne ou à l’export).

Téléchargez ci-dessous les données d’utilisation de la collecte par espèce :

Pour les 2 principaux débouchés (alimentation humaine et animale), la qualité de la collecte est très importante et s’analyse à 2 niveaux : la qualité sanitaire et la qualité physique.

La qualité sanitaire

La mycotoxine Déoxynivalénol (DON) est produite par les champignons responsables de la fusariose sur épis. Pour en savoir plus sur cette maladie, consultez notre article « Comment estimer et limiter mon risque fusariose et DON ? ».

Depuis 2006, une recommandation européenne fixe les teneurs maximales autorisées en DON pour les céréales destinées à l’alimentation humaine ou animale.

Grille DON

La qualité physique

Les critères de qualité physique sont les éléments de base dans les transactions commerciales et permettent de définir si les lots collectés sont « aux normes ».

Des seuils minimum sont déterminés pour chaque critère de base : taux d’humidité (primordial pour la conservation des grains), grains cassés, grains germés, impuretés. Selon les contrats et les attentes des utilisateurs, des seuils sont également fixés pour le taux de protéines, le Poids Spécifique (PS), le temps de chute de Hagberg…

A quoi servent ces critères, évalués pour chaque variété par le GEVES au moment de leur inscription au catalogue officiel ou par Arvalis – Institut du végétal en post-inscription ?

Le taux de protéines 

Nous parlons ici du taux de protéines en % de matière sèche mesuré sur le lot collecté. Il s’agit d’une valeur très dépendante des conditions climatiques de l’année, de la parcelle et de la variété.

Attention, pour les triticales, à ne pas confondre avec la cotation protéines officielle affectée à chaque variété qui prend en compte la « dilution » ou non de la protéine dans le rendement exprimé par la variété dans les essais.

Des taux de protéines élevés sont favorisés par exemple par le fractionnement des apports d’azote, une pluviométrie suffisante pour permettre l’absorption de l’azote et des températures chaudes en fin de cycle.

Les utilisateurs ont des attentes fortes sur les taux de protéines, quel que soit le débouché. A l’export, les acheteurs ont à leur disposition les offres de pays concurrents et, là encore, la demande en protéines est très présente pour des raisons nutritionnelles et techniques.

Le Poids Spécifique (PS)

Le PS représente le poids d’un volume de grains (kg/hl), mesure importante pour gérer le stockage et le transport des lots. Même si les conditions climatiques restent le premier facteur pour l’obtention du PS, les variétés ont un niveau de PS différent, évalué par Arvalis sur une échelle de 1 (= Très faible) à 9 (= Très élevé).

A savoir : Le mélange de lots avec des PS différents présentera au final un PS égal à la moyenne pondérée de chaque lot de départ.

Mesure du PS

Le temps de chute de Hagberg (TCH)

Le TCH quantifie l’activité enzymatique des grains. Cette analyse s’exprime en secondes : si le temps est long (> 240 s et jusqu’à 380 s), il n’y a pas d’activité enzymatique. Au contraire, si le poids tombe très vite (< 170 s), l’activité enzymatique est forte, le gluten est dégradé et le blé n’est plus panifiable. Les précipitations dégradent le TCH d’autant plus vite que les variétés sont sensibles.

 A savoir :

  • Le mélange de lots avec des Hagbergs différents n’obtiendra pas un Hagberg final moyen

La valeur du mélange sera plus proche de la valeur du lot à plus faible TCH. Il est donc important de bien identifier les lots à risques, et de ne pas forcément les mélanger à des lots non touchés, ce qui risquerait de dégrader l’ensemble. Les variétés les plus sensibles doivent être gérées spécifiquement à la récolte.

  • Des grains germés ont forcément commencé une activité enzymatique et leur TCH est dégradé

 Par contre certains lots non germés visuellement peuvent également présenter de faibles indices de Hagberg !

  • La baisse du TCH impacte fortement l’utilisation en meunerie

Par contre l’utilisation en alimentation animale n’est pas affectée, car la valeur nutritionnelle est conservée.

 Le PS et le Hagberg peuvent être dégradés par des conditions pluvieuses avant la récolte : pour en savoir plus, consultez notre dossier « Récolter après de fortes pluies ».

Et n’oubliez pas : vous retrouverez toutes les informations sur les variétés du marché dans notre Guide des Semences.

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