Culture du colza : tout savoir du semis à la récolte

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Tous nos conseils sur la culture du colza, du semis à la récolte.

Riche en huile (oméga-3) et en protéines végétales, le colza est une culture aux multiples usages : alimentation humaine, animale et chimie verte, autant de débouchés qu’offre la plante oléagineuse ! Tête d’assolement incontournable, le colza couvre le sol pendant environ 300 jours, du semis (en été) à la récolte en juillet.

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Pourquoi je continue de semer et cultiver du colza ?

Pourquoi je continue de semer et cultiver du colza ?

Un colza robuste, peu sensible aux ravageurs et aux adventices, nécessitant peu d’intrants, tel est le Graal pour tous les colzaiculteurs ! Alors comment y parvenir ? Réponse en vidéo avec Nathalie qui part à la rencontre d'Anthony, agriculteur de Grandes Cultures. Découvrir la vidéo

Colza : un allié majeur de la rotation

Excellente tête de rotation, le colza permet de rompre le cycle des maladies des céréales et des mauvaises herbes dans la rotation et semé tôt, il peut absorber des quantités importantes d’azote à l’automne et durant l’hiver. De plus, la plante améliore l’état organique des sols et favorise la biodiversité. En effet, le colza est une culture mellifère attractive pour les insectes pollinisateurs, notamment les abeilles.

Quelles sont les critères de sélection d’une bonne variété ?

La régularité de rendement est le premier critère qui doit guider le choix variétal. Ce critère est à croiser avec la matrice agronomique variétale qui dépend de la situation pédoclimatique locale (capacité d'installation, froid hivernal, pression virose TuYV, maladies locales, pression ravageurs, apports organiques, etc.). En France, la culture du colza bénéficie d'un progrès génétique de création variétale puissant et constant depuis de nombreuses années.

fleur de colza

Comment réussir son semis de colza ?

Quelques bonnes pratiques pour réussir son semis de colza :

  • Bien préparer son sol, soigner la qualité du semis
  • Adapter sa date de semis
  • Maîtriser le peuplement
  • Réglage du semoir adapté aux conditions de la parcelle : une densité de pieds en fin d'automne trop importante est très néfaste
  • Adapter la fumure automnale : engrais starter, fumures organiques et plantes compagnes sont à étudier selon le contexte pédoclimatique afin de favoriser la dynamique d'implantation
  • Adapter son itinéraire cultural à la pression adventices

L'implantation : une composante du futur rendement

Dans tous les bassins de production, l'implantation du colza est une étape essentielle pour prendre un bon départ, puisque l’état des plantes à la sortie de l’hiver est une importante composante du futur rendement. Physiologiquement, les plantes très dynamiques sont beaucoup plus aptes à supporter les diverses agressions (altises, charançons, etc.).

Voici les objectifs à atteindre durant l’implantation pour réussir sa culture :

  • Atteindre le stade 4 feuilles rapidement au 20 septembre afin de lutter contre les adultes de grosses altises
  • Atteindre 800 g/m² de biomasse au 1er octobre (source : Terres Inovia)
  • Produire au minimum 1,5 kg/m² de biomasse à l’entrée de l’hiver

À mi-novembre, les plants de colza doivent idéalement avoir au moins 8 feuilles, 8 mm de diamètre au collet et 15 cm de pivot avec une élongation de l'apex maitrisée pour passer l'hiver sans encombre ! Dans les cas de levées tardives, on considère que le colza doit posséder au moins 4 feuilles pour raisonnablement garder ses chances de survie.

Maladies du colza : connaître les symptômes pour limiter leur impact

Comme toute culture, le colza est confronté à diverses maladies tout au long de son cycle. Le sclérotinia, le phoma et la cylindrosporiose font parties des maladies les plus préjudiciables du colza en France. La première, le sclérotinia, apparait lors de printemps doux et humides et contamine rapidement les pétales des fleurs de colza. Elle est combattue, pour le moment, par les outils chimiques (application au stade G1 à la chute des premièrs pétales) ou de biocontrôle.

La seconde, le phoma, se manifeste par des macules dès l’automne, puis en sortie d’hiver par des nécroses brunâtres au niveau du collet, qui peuvent au printemps conduire au dessèchement complet des plantes, voir des cassures en « pointe de crayon » en bas de tige. Les pertes de rendement peuvent atteindre plusieurs quintaux par hectare.

La troisième, la cylindrosporiose, se manifeste d’abord sur les feuilles, lors d’automnes et hivers pluvieux. Quelques averses au printemps suffisent au développement de la maladie sur tiges, puis sur siliques, engendrant ainsi des pertes de rendement importantes pouvant atteindre 7 q/ha.

maladies du colza
Aujourd’hui, pour le phoma et la cylindrosporiose, le moyen de lutte principal n’est pas la chimie mais la sélection variétale, avec des variétés naturellement résistantes.

Découvrez nos variétés de colza résistantes aux maladies

Reconnaître le bon stade pour récolter

Récolter le colza au bon stade, c’est obtenir un minimum de siliques vertes non battues tout en s’exposant le moins possible à l’égrenage au sol.
Règle d’or : attendre la pleine maturité du colza avant de commencer la récolte

1/ Les siliques doivent être bien mûres : l'absence de siliques vertes en bas des plantes doit être contrôlée. En effet, la partie haute de la silique du colza sèche plus vite que la partie basse, il ne faut donc pas se précipiter et bien l’analyser avant de se lancer dans la récolte.

2/ Idéalement, les graines de colza doivent être suffisamment sèches et n’atteindre que 9 % d’humidité.

3/ Miser également sur une faible humidité des pailles.

4/ Adopter des variétés plus tolérantes à l’égrenage pour sécuriser les rendements du colza.

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