Le stade « épi 1 cm » marque la reprise de végétation et initie le début de la phase de reproduction. Sans lui, les céréales ne produisent pas de grains. Il est donc important de le préserver en adaptant son choix variétal au condition climatique de la parcelle.

Le stade « épi 1 cm » se détermine en disséquant la gaine de plusieurs plantes. La date d’arrivée du stade varie entre variétés et dépend de la température, de la durée du jour et de la précocité de la variété.

A ce stade, l’épi devient plus sensible au froid : une journée à -4°C suffit pour observer des dégâts. En fonction de l’intensité du froid, l’épi peut être entièrement mort ou seulement quelques épillets. La date de semis et le choix variétal interviennent dans la gestion du gel d’épis. Dans les situations à risque, il convient de choisir une variété tardive à montaison avec un semis plutôt tardif.
Stade « épi 1 cm »
Dans des cycles tardifs, les variétés pouvant être semées tôt sont LG APOLLO, LG SKYSCRAPER. Pour des secteurs intermédiaires, il est possible de semer précocement AIGLE, LG ASCONA. Pour les zones précoces, on privilégiera LG ABSALON, ADVISOR, LG ARMSTRONG.

L’alternativité, l’indicateur lié à la température

Avant le passage en phase de reproduction, les céréales d’hiver ont besoin de froid. La vernalisation se fait pendant la période juvénile à partir du stade une feuille. Il faut des températures journalières moyennes entre 3 et 10°C pour vernaliser. En dehors de cette fourchette, la vernalisation est ralentie, voire stoppée si les températures descendent en-dessous de - 4°C ou excèdent 17°C.

En fonction des variétés, la période de vernalisation est différente : les types hiver ont besoin d’environ 7 semaines de froid pour pouvoir faire des épis et initier des grains. La note d’alternativité des variétés correspond à la durée de vernalisation nécessaire.

Correspondance alternativité – vernalisation

Dans nos régions, la plupart des blés voient leurs besoins en froid satisfaits. L’alternativité n’est pas un problème pour des semis allant jusqu’à fin novembre. En revanche, elle doit être intégrée au choix variétal pour des semis tardifs ou de printemps, en particulier dans les régions à climat doux (Sud ou Centre-Ouest de la France), où les risques de non-vernalisation sont plus importants. En revanche, les régions à climat frais de la bordure maritime Nord sont un cas particulier où l’on peut semer assez tard.

Le blé dur est une espèce de printemps, toutes les variétés du marché français sont de type alternatif à printemps, sans besoins de vernalisation. Il est donc possible de les semer au printemps.

La photosensibilité, l’indicateur lié à la « durée du jour »

La photosensibilité peut empêcher que l’épi atteigne le stade 1cm bien qu’il soit vernalisé, car le développement du blé est freiné quand les journées sont courtes, de manière plus ou moins forte selon les variétés. La précocité montaison qualifie les variétés sur leur vitesse à monter à épis en sortie d’hiver : une cotation à 1 correspond à montaison tardive.

Les variétés dites photosensibles sont au repos en jours courts, et « attendent » que les jours rallongent pour déclencher leur montaison. Alors que les variétés thermosensibles n’ont pas ce contrôle. Pour celles-ci, ce sont les sommes de températures qui commandent leur développement. En cas d’hiver plus doux que la normale, le stade « épi 1 cm » de ces variétés sera atteint plus tôt et le risque de gel de l’épi sera important.

La précocité variétale impacte aussi l’arrivée du stade « épi 1 cm »

Même lorsque les freins de vernalisation et de durée du jour sont levés, on observe encore des différences entre variétés, c’est la notion de précocité intrinsèque. A température égale, chaque variété croît plus ou moins vite. A la fin de l’hiver, un blé à végétation précoce sera au stade « reprise de végétation » avant une autre variété tardive.

Retrouvez les rythmes de développement des variétés de l’ensemble
des céréales du marché dans notre Guide des Semences LG

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