Les dates de semis et de floraison ont fortement influencé les résultats, selon l'arrivée des fortes chaleurs, du déficit hydrique et les conditions d'ensoleillement.
Des disparités régionales importantes
Dans le Sud-Ouest, la zone AGRIBIO UNION accuse une baisse de 35 à 40 %, avec un rendement moyen proche de 10 q/ha. Quelques épisodes orageux ont atténué les pertes dans le nord du Gers et le Lot-et-Garonne. À l'inverse, les rendements se dégradent progressivement vers l'est du Sud-Ouest. Les teneurs en huile, très faibles, pénalisent aussi la qualité de la récolte.
La Bourgogne-Franche-Comté semble compter parmi les régions les plus sinistrées. Sur certains plateaux de l'Yonne, les rendements n'atteignent que 5 à 12 q/ha, illustrant l'ampleur des difficultés rencontrées.
Une implantation à adapter
L'enherbement a été moins problématique que lors des campagnes précédentes. En bio, le décalage des semis, nécessaire pour gérer les adventices et favoriser une levée rapide et homogène, a toutefois parfois conduit à semer dans des sols déjà séchants. Ce calendrier a pu accentuer l'exposition de la culture aux stress climatiques.
Quels enseignements ?
Pour les prochaines campagnes, il faudra concilier maîtrise des adventices et implantation dans un sol suffisamment frais. Adapter les interventions à chaque parcelle, anticiper les périodes sensibles et privilégier des variétés à implantation rapide et riches en huile peut contribuer à préserver rendement et qualité.