Le maïs est une espèce de grande culture qui nécessite peu d’intrants. Cependant, elle peut être menacée par de nombreux ravageurs souterrains ou aériens durant son cycle. La période s’étalant du semis au stade 8 feuilles reste une étape fragile marquée par de fréquentes attaques potentiellement très nuisibles. Focus sur les principales méthodes de lutte.

Protéger sa culture dès le semis

Dès la mise en terre de la semence, la course contre la montre démarre entre le maïs et ses agresseurs tels que les taupins, mouches, scutigérelles, oscinies, limaces… Contre ces parasites, il n’existe aucune méthode curative mais uniquement des mesures préventives : protection insecticide ou mesures agronomiques. C’est pourquoi il est nécessaire d’identifier sur chaque parcelle de l’exploitation les principaux facteurs de risque pour chacun des ravageurs afin de prendre les bonnes décisions.

Le traitement de semences est la solution la plus fréquente contre les attaques aux stades jeunes, mais aussi la plus efficace et la plus facile d’utilisation. Il existe également différentes solutions insecticides à incorporer dans la ligne de semis à l’aide de diffuseurs, un équipement spécifique du semoir.

Maïs grain

Tous ces insecticides sont autorisés dans le cadre de la lutte contre la chrysomèle des racines du maïs.

Les méthodes de lutte prophylactique

La vigueur de départ du maïs est un facteur déterminant contre la nuisibilité des ravageurs de début de cycle. Ainsi il faudra mettre en place toutes les techniques qui favorisent la germination et le développement rapide des plantes afin de maximiser la densité récolte :

  • Choisir une variété avec une bonne vigueur de départ

Après le rendement, c’est un des premiers critères à prendre en compte dans le choix variétal, surtout en parcelle à risque historiquement élevé. Ceci permet de réduire la période de sensibilité aux parasites du sol. Au stade 6-7 feuilles, en conditions froides après le semis, une différence de développement végétatif de 2 feuilles peut être marquée entre deux variétés différentes.

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  • Semer à une profondeur adaptée aux conditions d’humidité du sol pour favoriser la germination

La profondeur de semis idéale est de 4 cm : si l’humidité du sol est en surface, un semis à 3 cm est suffisant. A l’inverse, s’il faut aller chercher l’humidité plus en profondeur, il est important de semer plus creux à 5 cm. Les prévisions de pluviométrie des jours suivants le semis sont également à prendre en considération.

  • Semer dans un sol réchauffé et ressuyé pour réduire la durée de levée

Le maïs nécessite une température de sol de 10°C pour se développer. Au moment de la période de semis, il faut s’assurer que les températures nocturnes ne chutent pas en dessous de 9°C la nuit.

  • Apporter un engrais phosphaté type starter pour booster la plante jusqu’au sevrage

Le phosphore est un élément essentiel dans le développement racinaire du maïs lui permettant un ancrage suffisant dans le sol. Le phosphore est un élément peu mobile dans le sol, c’est pourquoi il est important de le localiser au moment du semis. Même si l’apport d’un engrais starter ne permet pas toujours un gain de rendement, le bénéfice se concrétise par plus de précocité à floraison (-2 jours) et récolte (gain de MS en fourrage et moins d’humidité en grain).

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