Le raisonnement de la date de semis doit se faire en fonction de la variété. L'alternativité, la précocité épiaison et surtout montaison sont les principales caractéristiques prises en compte dans la détermination de la date de semis.

Comment raisonner sa date de semis ?

Pour les premières dates de semis, on tient compte de la précocité montaison, la date d’apparition du stade épi 1 cm, afin de minimiser le risque de gel d’épis.

Les dernières dates de semis doivent être réalisées avec des variétés précoces et alternatives. Dans ce cas, le cycle végétatif est raccourci et le remplissage des grains est plus exposé aux stress hydrique et thermique. En fonction des régions, la satisfaction des besoins en froid sera plus difficile voire impossible.

Quelles sont les dates de semis optimales pour les blés tendre ?

Pour chaque région, les plages de semis optimales du blé tendre sont les suivantes :

Date de semis optimales en blé tendre

D'après Arvalis-Institut du Végétal

En dehors de ces périodes de semis optimales, la variété est à adaptée.

COMMENT ADAPTER SA DENSITÉ DE SEMIS ?

Regarder la précocité montaison pour les semis précoces

Pour semer tôt, une variété tardive à épiaison est souvent recherchée, d’autant que l’avancement de la date de semis peut permettre d’échapper aux stress de fin de cycle.

Attention, quoique rares, certaines variétés tardives à épiaison peuvent pourtant être précoces à montaison (ou thermosensibles). Semer ces variétés précocement engendre un risque de gel d’épis important. Et inversement une variété précoce peut se semer tôt lorsqu'elle possède un frein de sensibilité à la photopériode.

Les variétés photosensibles comme LG APOLLO conviennent pour des semis de fin septembre.

En semis précoce, il faut diminuer la densité car le risque de verse augmente. Il est préférable de choisir une variété avec un bon comportement maladies. Le semis précoce expose à des problèmes de désherbage : le choix d'une variété tolérante chlortoluron peut être une solution pour limiter les adventices.

Quelles variétés pour les semis tardifs ?

Une variété précoce doit être semée plus tard qu’une variété tardive. Cela est d’autant plus vrai si la variété est thermosensible et que le climat est tempéré : une reprise précoce profitera de conditions clémentes en sortie d’hiver. En blé, ASCOTT est adapté aux semis tardifs comme LG ZEBRA en orge.

En semis tardifs, plus la variété sera tardive à épiaison, plus elle sera exposée à l’échaudage de fin de cycle. Et quelle que soit la variété, une parcelle semée tard est davantage exposée à des températures très froides alors qu’elle est encore à un stade vulnérable : gel du coléoptile ou de plantules en début de cycle avant endurcissement. Plus le semis sera tardif, plus la levée sera ralentie et les pertes de pieds importantes. Il est conseillé d'augmenter les densités de semis en conséquence.

L'alternativité doit être prise en compte pour les semis très tardifs

En janvier, le choix d’une variété au moins ½ alternative s’impose. Tandis que pour les semis de février à mi-mars, il faut s’engager sur une variété complètement alternative comme ALTAMIRA.

Dans les régions Nord et Nord-Ouest de la France avec des sols profonds, il est possible de semer jusqu'à mi-mars des blés alternatifs à cycle plus long.

Dans la moitié Sud de la France, la vernalisation est plus faible, l'alternativité de la variété est importante. En fonction des contraintes de sols et de climat, il faut bien entendu adapter les dates de semis favorables aux semis très tardifs.

D’autres critères, comme le tallage et la précocité orienteront vos choix :

  • La précocité doit être prise en compte pour limiter les risques d’échaudage de fin de cycle notamment dans les sols séchants.
  • Le choix d’une variété à tallage élevé est important car le nombre d’épis/m² est la composante qui influe le plus sur le potentiel de rendement en semis tardif.
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