Culture du Tournesol, tout savoir sur la protection du Tournesol

Connaître les maladies du tournesol pour mieux les combattre

Connaître les maladies du tournesol pour mieux les combattre

Mildiou, verticillium, orobanche... autant de maladies qui nuisent à la culture et au rendement du tournesol ! Découvrez comment sécuriser votre culture face aux maladies du tournesol.

Limiter les dégâts d'oiseaux sur la culture de tournesol

Tout au long de son cycle végétatif, le tournesol est sujet à diverses attaques, maladies, ravageurs… À commencer par celles liées à l’implantation, à savoir les dégâts d’oiseaux et de gibiers. Même si les moyens de lutte restent limités, leurs combinaisons peuvent atténuer considérablement les dégâts :

· Techniques d’effarouchement (visuelles et sonores)

· Présence humaine régulière dans les parcelles

· Coordonner les semis : regrouper les semis de tournesol sur un petit secteur permet de diluer les attaques

· Régulation des populations d’oiseaux (soumise à autorisation)

Toujours mobilisés en France ! En 2020 Terres Inovia invite les agriculteurs à saisir en quelques clics les dégâts de gibiers sur leurs oléoprotéagineux. Ces déclarations visent à informer les pouvoirs publics en vue d’un éventuel classement nuisible des espèces, en particulier le pigeon ramier ou corvidés, sur votre département.

Le mildiou : une maladie de quarantaine

Le mildiou du tournesol (champignons présents dans le sol), incarne l’une des maladies les plus graves de la plante à graines, elle est présente dans tous les bassins majeurs de production de tournesol. 

Une infection massive et précoce peut anéantir toute une récolte. L’apparition simultanée de nouvelles races du champignon a rendu la parade contre le mildiou compliquée : il existe actuellement 9 races présentes en France dont la race 714 qui impacte plus de 80 % des parcelles infectées.

Le tournesol : une plante résistante à la sécheresse ?

On estime que plus de 50 % des tournesols, soit près de 300 000 hectares, sont semés en terres légères, et sont donc potentiellement soumis au stress hydrique post-floraison. 

La sensibilité aux stress thermiques et hydriques altère le maintien de la masse foliaire et la fécondation des capitules. Or le rendement est fonction du maintien de l’appareil végétatif dans le temps. Les niveaux de pertes de rendements estimés liés au stress hydrique peuvent atteindre 70 %. Les besoins du tournesol en eau sont estimés à 480/500 mm sur un cycle. 

Toutefois le potentiel de rendement de ce dernier peut s’exprimer dès 75 % de la capacité hydrique obtenue : on dit alors que le tournesol est résistant au sec. Pour obtenir le meilleur rendement possible, dans les 30 jours qui suivent la floraison, le tournesol ne doit pas perdre plus de 25 % de sa masse foliaire.