L'irrigation du maïs ensilage

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Toute l'actualité des systèmes fourragers, maïs fourrage et fourragères réunie dans l'édition nationale semestrielle de votre nouveau numéro Fil Rouge Élevage. Découvrez les interviews d’agriculteurs, professionnels indépendants et experts LG sur des sujets d'actualité pour vous apporter les informations dont vous avez besoin dans votre quotidien d'éleveur.

À quel stade les plantes ont-elles le plus besoin d'eau ? Savoir irriguer ses cultures

Le maïs est la céréale qui valorise le mieux l’eau à condition qu'elle en reçoive suffisamment durant son cycle. Il en faut en effet moins pour produire 1 kg de matière sèche de maïs fourrage que pour la production d'1 kg de matière sèche de blé par exemple.

Le maïs, qui est une plante en C4, bénéficie d'une très grande efficacité photosynthétique. Les plantes en C4 (maïs, sorgho, canne à sucre...), a intensité photosynthétique égale, consomment moins d’eau que les plantes en C3 (riz, blé, épinard, pommier, eucalyptus...).

Les besoins en eau du maïs fourrage diffèrent en fonction du stade de la plante. Du stade 8 feuilles et jusqu’au stade mi-montaison, les besoins en irrigation augmentent très rapidement. Ils diminuent assez rapidement après avoir atteint 50-45 % d’humidité du grain. Durant le phase de fécondation, le maïs est particulièrement sensible au stress hydrique qui peut causer l'avortement des grains et ainsi avoir de graves répercussions sur le rendement final.

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S'assurer une production suffisante et de qualité

La gestion du stress hydrique ne sera pas la même selon la région de l’agriculteur, la qualité de ses variétés sélectionnées, le type de sol, la période de semis…

Hormis le sol Sables des Landes, les autres sols sont semblables à une éponge : ils se remplissent d’eau du haut vers le bas et dès que la couche superficielle sera « pleine », elle remplira celles plus en profondeur. En zone séchante, l'idéal est donc de privilégier les parcelles irrigables pour sécuriser la levée.

Les années chaudes, si l'irrigation est suffisante, la plante se développera dans de bonnes conditions et la date de récolte sera plus précoce. Par contre, lors des années chaudes et sèches, si elle n'es pas suffisante, cela va grandement pénaliser la récolte : le cycle de la plante s'accélérera et l'avortement d'un nombre important de grains, couplé à un remplissage limité des autres.

Vous l’aurez compris, un problème hydrique ponctuel non solutionné durant les phases critiques de développement de la plante peut s’avérer être dramatique lors de la récolte. Apporter un volume d’eau suffisant au bon moment est donc avant tout une « assurance récolte ».

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