La fertilisation du maïs ensilage

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Toute l'actualité des systèmes fourragers, maïs fourrage et fourragères réunie dans l'édition nationale semestrielle de votre nouveau numéro Fil Rouge Élevage. Découvrez les interviews d’agriculteurs, professionnels indépendants et experts LG sur des sujets d'actualité pour vous apporter les informations dont vous avez besoin dans votre quotidien d'éleveur.

Fertilisation : quand mettre l'engrais sur le maïs ensilage ?

Les apports d'engrais, sous formes de matière organique ou matière minérale, permettent de donner au maïs des compléments d’éléments nutritifs visant à améliorer sa croissance afin d’assurer une bonne production (meilleur rendement) et donc limiter les pertes. Ces apports ont pour effet d'obtenir un niveau de rendement et une qualité du fourrage importants. Cette bonne production est d’autant plus indispensable à la ferme puisqu’elle garantit l’alimentation de son élevage (bovins...).

Chaque type de sol et chaque culture ont des besoins spécifiques en fournitures d’azote, de phosphore et de potassium. L'apport de ces matières sera donc raisonné à chaque phase de développement nécessaire pour permettre à son champ de maïs de se développer tout en respectant la quantité recommandée, afin de ne pas surcharger inutilement sa parcelle et d'être respectueux de l’environnement.

Quel type d'engrais pour le maïs ensilage ?

Les NPK sont les principaux éléments nutritifs dont la culture maïs a besoin durant son développement.

  • N : l’azote, facilite la photosynthèse et favorise principalement la pousse des tiges et feuilles de la plante. Son absorption avant le stade floraison permettra au maïs fourrage de produire plus de MAT (teneur en matières azotées totales). L’azote peut être apportée sous forme minérale soluble ou organique (issue des résidus décomposés des animaux : fumier, lisier...).
  • P : le phosphore est un élément présent naturellement dans les lisiers, fumiers, déchets alimentaires, boues… Il favorise l’enracinement et améliore donc la vigueur au départ de la plante. La maïs fourrage en a principalement besoin (à hauteur de 80 %) entre le stade 6 feuilles et le SLAG (stade limite d’avortement des grains). Néanmoins, un apport au semis pourra être nécessaire si le reliquat azote dans le sol est trop faible.
    À noter qu’une carence en phosphore peut induire d’autres carences, comme celle de l’azote qui va donc potentiellement réduire la MAT.
  • K : le potassium, soutient l’action de l’azote et maintient la plante en bonne santé en améliorant sa résistance aux agressions extérieures. Les besoins de la plante en potassium se font principalement ressentir du stade 6-8 feuilles au stade de la floraison femelle. Le maïs fourrage absorbe quatre fois plus de potassium que le maïs grain, et sa restitution sous forme d’engrais organique est donc plus importante.

Avant de réfléchir à l'apport ces engrais, il est indispensable de connaître leurs quantités respectives déjà présentes dans le sol de la parcelle au moment du semis. Le but étant d'apporter une dose de chacun de ces éléments - si nécessaire - au moment où le maïs en a le plus besoin afin que la fertilisation soit d'une grande efficacité.

Quelle quantité d'engrais pour le maïs ensilage afin de limiter l'impact sur l'environnement et son sol ?

Il est nécessaire de raisonner l'apport d'engrais dans sa culture, notamment en azote, pour sauvegarder l'environnement et ne pas surcharger l'eau des nappes phréatiques. Il est également possible de miser sur des légumineuses, tel que le micro-trèfle blanc par exemple, en tant que plante compagne de vos autres cultures (maïs, colza...) permet d'améliorer la structure de votre sol.

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Le recyclage du phosphore pour limiter les rejets à la ferme et dans les champs peut-être réalisé sous différentes formes :

  • À la ferme, une partie des excès de phosphore des lisiers de porcs peut être exportée sous forme d’un engrais organique normalisé.
  • Le recyclage des boues de stations d’épurations peut servir, après traitement, à fertiliser les champs.
  • Il est également possible de réduire le rejet de cet élément par les troupeaux en limitant sa présence dans le lisier, et ce, dès leur alimentation.